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N° 189

crise de l’énergie : le protectorat américain

12 février 1975

mercredi 12 février 1975

LE PROTECTORAT AMÉRICAIN

Il y a quelques semaines, les hebdomadaires
du lundi ne parlaient que
des menaces américaines de débarquement
au Proche-Orient, pour écarter ce.
que M. Ford appelait « l’étranglement »
des grands pays industrialisés. Et voici
que, la semaine dernière, en préface à
la réunion de l’Agence internationale
de l’énergie, M. Kissinger propose la
fixation d’un prix-plancher du pétrole. En
clair, le chef de la diplomatie américaine
souhaite que le prix du pétrole ne
baisse pas au-dessous d’un certain niveau.
Voilà qui dérange l’opinion générale
selon laquelle le danger vient de la
hausse brutale des prix pétroliers depuis
un an...

RÉPONSE A JEAN-MAURICE DUVAL :

Jean-Maurice Duval, vice-président des jeunes radicaux de gauche, nous
proposait la semaine dernière dans ces colonnes de mettre notre énergie au service du peuple de France, donc de la gauche face au capitalisme apatride. Arnaud Fabre lui répond cette semaine.

"Vous avez été favorablement impressionné,
Jean-Maurice Duval, par les journées royalistes
de Rueil. Vous y avez vu une image du royalisme
très différente de la piètre caricature
présentée au grand public aussi bien par une
propagande partisane que par certains épigones
besogneux.
Comme vous n’êtes pas sectaire, vous estimez
que le dynamisme de la N.A.F. doit être
mis au service du pays et de la République
entendue en son sens étymologique et admirable
de chose publique ou mieux encore bien
commun. Et pour vous, la défense du bien
commun passe par l’adhésion à l’Union de la
gauche face à la caste giscardienne du fric,
des banques cosmopolites et des multinationales apatrides. Vous déclarez que vous ne
comprenez pas pourquoi-Bertrand Renouvin, au
lendemain du premier tour des présidentielles,
a refusé de choisir entre Mitterrand et Giscard... En pages 4 et 5.