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2016-DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE

Le terrorisme islamiste cherche à délégitimer l’État dans sa fonction protectrice et à diviser la nation en groupes antagonistes peu à peu entraînés dans une spirale violente jusqu’à la guerre civile. Malgré les médias, qui assurent la mise en scène des actes sanglants, au lieu de s’en tenir à une mission d’information, les Français résistent à la provocation terroriste par une réaffirmation de leur patriotisme. Cette résistance est d’autant plus admirable que de très nombreux citoyens vivent dans le désarroi, la colère et l’humiliation, la dégradation de la situation politique, économique et sociale. Le discrédit des partis de droite et de gauche qui dirigent le pays en alternance est avéré et profond : « républicains » et « socialistes » sont les deux composantes d’une même oligarchie qui applique, avec la même inefficacité, les mêmes recettes ultra-libérales. Fondées sur des modèles invalides et invalidés, ces recettes entraînent une désindustrialisation croissante, un chômage considérable et nous conduisent à la déflation. Elles mènent à la destruction du droit du travail et des relations sociales. Elles aggravent la crise de l’agriculture française et interdisent la mise en œuvre de solutions salvatrices. Elles peuvent servir à punir une nation et son peuple – ainsi la Grèce depuis juillet 2015 après la trahison du gouvernement syriziste. En France, les mesures d’austérité ont provoqué la réduction des effectifs et des moyens de l’armée française alors qu’elle est engagée dans plusieurs opérations extérieures. La réduction des effectifs de la police, l’usure de ses matériels et l’inadéquation de son armement sont les conséquences de décisions irresponsables, que trop de citoyens ont déjà payé de leur vie. Les angoisses suscitées par le chômage et la précarité, la peur du terrorisme et la crainte diffuse ou exprimée d’une dislocation sociale s’accompagnent d’un très vif sentiment d’humiliation. Beaucoup de Français se sentent méprisés par les élites du pouvoir, des médias et des affaires. Beaucoup éprouvent une rage impuissante devant l’abaissement de la France. Après son retour dans le commandement intégré de l’Otan, la France s’est complètement alignée sur Washington et la politique d’intimidation et de contrainte menée contre la Grèce en 2015 a confirmé que Paris était totalement aligné sur Bruxelles et Berlin. La France ne prend aucune initiative quant à l’avenir d’une Union européenne déliquescente. Elle s’est coupée de la Russie sans en retirer le moindre avantage en Ukraine et en Europe centrale. Elle laisse l’Allemagne prendre des décisions conjoncturelles et contradictoires face à l’afflux de migrants. Elle risque de perdre toute influence au Proche-Orient suite aux initiatives russe et étasunienne et réduit sa politique arabe à la rechercher d’avantages commerciaux sans jamais avoir pris la mesure du rôle subversif de l’Arabie séoudite et du Qatar. Elle compromet gravement, pour des motifs budgétaires, sa politique culturelle extérieure. La France joue cependant un rôle essentiel au Sahel, où l’armée française combat avec succès les bandes djihadistes tout en redoutant la contagion du chaos libyen. Elle a joué un rôle majeur lors de la conférence sur le climat. Elle conserve sans les utiliser tous les atouts humains, économiques et technologiques qui lui permettraient de retrouver rapidement son rang dans le monde. La Nouvelle Action royaliste constate qu’un mouvement de contestation et de révolte contre l’ultra-libéralisme s’est développé en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie et en France – mais aussi hors d’Europe - et a donné naissance à des partis populistes de droite ou de gauche. Elle se réjouit du référendum par lequel les Pays-Bas ont, de fait, clairement rejeté l’Union européenne. Elle souhaite le succès des opposants britanniques à l’Union européenne. Elle salue la belle campagne menée par Bernie Sanders aux États-Unis. La Nouvelle Action royaliste rappelle qu’elle milite pour la dissolution de la zone euro et le dépassement de l’Union européenne dans une Europe continentale à structure confédérale. Radicalement opposée à l’ultra-libéralisme, elle milite pour le retrait de la loi El Khomri et la reconstruction d’une protection sociale intégrant les nouvelles formes de travail. Face à la crise de l’agriculture, elle affirme que le retour au franc donnera au gouvernement la possibilité de financer largement un plan national de sauvetage et de réorganisation. La Nouvelle Action royaliste demande la définition d’une politique d’aide au développement aux différents échelons mondial, continental, national et régional… cohérente et complémentaire dans ses objectifs et moyens d’action, incluant à égalité tous les acteurs du développement. Face aux bandes djihadistes, elle demande que l’État redonne à l’armée française ses pleines capacités dans le cadre d’une souveraineté retrouvée. La police nationale doit pouvoir compter sur des effectifs renforcés et sur des moyens adaptés à la lutte contre le terrorisme. Les circuits de financement séoudiens et qataris du salafisme doivent être coupés et les agitateurs étrangers expulsés. La disqualification des castes dirigeantes ouest-européennes, la dislocation de l’Union européenne, les impasses violentes de la zone euro, la catastrophe financière à venir, la montée des populismes en Europe et aux États-Unis et les menées djihadistes marquent l’échec des tentatives de réorganisation du monde après la fin de la Guerre froide. La Nouvelle Action royaliste espère que des forces politiques nouvelles surgiront des révoltes en cours et que des hommes d’État pourront, à nouveau, incarner un projet politique de reconstruction et de développement. Elle veut participer à ce renouveau trop longtemps retardé et contribuer à la définition des objectifs de tout mouvement patriotique décidé à dépasser la double impasse de l’oligarchie et du nationalisme xénophobe.

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